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LE SENS SPATIAL
Fonctionnement de l'oreille interne |
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Les informations qui suivent sont tirées et adaptées du site destiné aux élèves présenté par Pierre Selva de l'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace de Toulouse en France. Introduction Le sens de l'équilibre est un sens qui nous échappe. Nous ne prenons conscience de son existence que dans certaines situations « pathologiques » comme le mal de mer, le mal de l'espace, les vertiges. Il peut assurément être considéré comme notre sixième sens, en particulier parce qu'il joue un rôle dans plusieurs fonctions vitales : le contrôle de la posture, les mouvements réflexes, la perception du mouvement du corps dans l'espace Depuis plus d'un siècle, l'appareil vestibulaire a attiré l'attention de nombreux scientifiques et physiologistes. Mais ce n'est qu'à partir de l'arrivée des vols aérospatiaux que les recherches sur ce système se sont accélérées. Dans son ensemble, il comprend le vestibule et le nerf vestibulaire. Les récepteurs vestibulaires, comprenant les canaux semi-circulaires ainsi que les organes otolithiques, sont situés dans l'oreille interne. Ils contribuent à l'orientation spatiale en donnant des références sur la position de la tête dans l'espaceet ainsi à maintenir l'équilibre du corps. Il est intéressant de noter, même si notre étude est particulièrement consacrée au système vestibulaire, que la fonction d'équilibration intègre la notion de plurimodalité sensorielle dont les origines principales sont :
Une autre fonction primaire du système vestibulaire est de fournir des informations au système oculomoteur afin de permettre la stabilisation de l'image sur la rétine lorsque la tête est en mouvement. (Par exemple, le système vestibulaire permet de stabiliser l'image quand on marche. Si on mettait une caméra à la place de nos yeux, elle filmerait un mouvement beaucoup plus saccadé que ce que voient nos yeux). Cette fonction est particulièrement adaptée pour des mouvements de faible amplitude et de courte durée rencontrés dans la vie de tous les jours. Il est important d'évoquer cette fonction car dans le cas de mouvements de forte amplitude ou de longue durée (comme par exemple en bateau sur une mer agitée), elle peut être à l'origine de nombreuses illusions visuelles ainsi qu'à des perceptions de l'orientation erronées. Pour pouvoir nous repérer et nous mouvoir dans notre espace environnant, la nature nous a fait don de cet élément très ingénieux qu'est le système vestibulaire. Á ce jour, ce dernier présente quelques aspects de fonctionnement encore inexpliqués tant ce système est complexe. Cependant, au fil des diverses recherches, expériences et situations bien spécifiques, il est apparu que cet appareil peut parfois générer des sensations de gêne et de désorientation lorsqu'une personne est sujette à des mouvements du type des vols aéronautiques ou aérospatiaux. En effet, au cours d'un vol, les variations des forces gravitationnelles et inertielles affectent les récepteurs du système vestibulaire et par conséquent le sens de l'orientation du pilote ou de l'astronaute est affecté. On dit que le pilote est sujet à une désorientation spatiale. Fonctionnement de l'oreille interne L'oreille interne est un organe bilatéral (des deux côtés de la tête) qui comprend une partie membraneuse remplie d'un liquide (endolymphe) et une partie osseuse. Le labyrinthe a 2 fonctions tout à fait différentes : une fonction auditive, qui est celle de la cochlée, et une fonction d'équilibration, celle de l'appareil vestibulaire. Ce dernier comporte les canaux semi-circulaires et les organes otolithiques. 1- Canaux semi-circulaires Les canaux (Fig.2) sont orientés dans les 3 plans de l espace comme suit :
Ils contiennent un liquide visqueux, l'endolymphe, et s'ouvre par leurs extrémités dans l'utricule. L'une des extrémités de chaque canal présente une dilatation membraneuse, l'ampoule (Fig 3). Chaque ampoule comporte une structure réceptrice, la crête ampulaire, qui contient des cellules sensorielles ciliées. Ces dernières sont surmontées d'une membrane, la cupule (densité identique à celle de l'endolymphe), qui emprisonne les cils des cellules et sépare hermétiquement l'ampoule en 2 parties (devant ou derrière la cupule).
Une accélération angulaire de la tête produit un courant d'endolymphe dans un ou plusieurs canaux. Ce déplacement se fait soit du canal vers l'ampoule, soit de l'ampoule vers le canal. Ce mouvement d'endolymphe entraine une déflexion de la cupule, ce qui provoque une flexion des cils des cellules sensorielles de la crête et donc leur stimulation. A vitesse angulaire constante de la tête, l'endolymphe a rattrapé, dû fait de sa viscosité, le mouvement du canal, (par exemple, si on s'amuse à tourner sur soi-même, à partir du moment où l'endolymphe tourne à la même vitesse que le corps, l'équilibre est rétabli). Il n'existe donc plus de mouvement relatif entre le fluide et les parois. La cupule revient à sa position de repos grâce à son élasticité. Enfin, lors d'une décélération ou de l'arrêt du mouvement de la tête, les canaux étant liés au crâne subissent cette même décélération tandis que le fluide continue à circuler à cause de son inertie (c'est à ce moment qu'on perd l'équilibre). Les cellules sensorielles sont en contact avec des fibres nerveuses dont la réunion forme le nerf de l'ampoule. L'activité du nerf varie lorsque le canal est stimulé. Les messages nerveux sont ensuite conduits le long des fibres des nerfs au bulbe rachidien. Ils sont le point de départ de réflexes (oculaires, tonus musculaire). Enfin, nous pouvons noter plusieurs remarques sur le fonctionnement du système :
RÉSUMÉ : 2- Organes otolithiques 3- Cellules ciliées : mécanorécepteurs Chaque cellule comporte une touffe de stéréocils (50 à 120 par cellule) dominés par un kinocil plus long unique et sont tous placés du même côté, rangés à la manière de tuyaux d'orgues. (Fig 4) Ils sont soit enchâssés dans la cupule (pour les canaux) soit dans la membrane otolithique (pour les organes otolithiques).
Les cellules de type I sont sensibles aux mouvements de faible amplitude et de haute fréquence (mouvements faibles qui se répétent souvent). Quant aux cellules de type II, elles sont sensibles aux stimulations de basse fréquence et à la position (mouvements rares et changement de position du corps). On dit que ces cellules sont de véritables transducteurs mécano-électriques. Elles permettent la transformation d'un déplacement mécanique en activité nerveuse (signal électrique) véhiculée par le nerf vestibulaire au système nerveux central. CONCLUSION |
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